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Afrika Mandela Ranch

Afrika Mandela Ranch

Une aventure éthique: ferme école écologique à RAO, SENEGAL Fondation Sylla Caap, Caap Afrika Art Culture, Caap Onlus


Une agriculture durable

Publié par Fondation Sylla Tati Caap Onlus / Afrika Art Culture / Caap Onlus / ONG Caap sur 23 Septembre 2012, 19:06pm

Catégories : #lutter contre la desertification, #des gestes pour la planete

QU’EST CE QUE L’AGRICULTURE DURABLE ?

FAO, 1988 : « Le développement durable est la gestion et la conservation de la base des ressources naturelles et l’orientation des changements institutionnels et technologiques de manière à garantir la satisfaction continuelle des besoins humains de la présente et des futures générations. Un tel développement durable conserve la terre, l’eau, les ressources génétiques, (animal et végétal), ne dégrade pas l’environnement, est techniquement appropriée, économiquement viable et socialement acceptable. »

Une agriculture durable

L'agriculture durable est écologiquement saine.

Elle prend en compte la gestion du sol, la santé des cultures, des animaux et de sêtres humains, grâce à des procédés biologiques, (autorégulation). Quant aux ressources locales, elles sont utlisées de manière à minimiser les pertes d'éléments minéraux, de biomasse et d'énergie et de manière à éviter toute pollution, l'accent étant placé sur l'utilisation de ressources renouvelables.

L'agriculture durable est économiquement viable.

Elle permet à l'agriculture de produire suffisamment pour assurer une autonomie alimentaire. La viabilité économique se mesure non seulement en termes de production agricole directe (rendements), mais également en fonction de critères tels que la préservation et le recyclage des ressources et la minimisation des risques.

L’agriculture durable est techniquement appropriée.

Il y a des possibilités très simples de s’adapter aux changements incessants des conditions dans lesquelles évolue l’agriculture.

CONCEPTION

Cette ferme originale se veut avant tout respectueuse de son environnement, avec mise en avant de cultures biologiques et diversifiées, production de produits de fourrage et d’alimentation pour le bétail, afin de vivre en autosuffisance.

Les raisons qui nous ont conduits à demander une superficie importante résident dans le fait, d’une part, que nous souhaitons laisser les volailles (poules, dindons, canards, oies, pintades…) évoluer en plein air.

D’autre part, nous souhaitons créer un secteur d’agrotourisme. Ceci suppose l’introduction d’animaux non domestiqués, s’adaptant au micro climat saint louisien, dans des zones bien délimitées.

Une partie des terres est consacrée au reboisement.

Il s’agit de se tourner vers des techniques comme la jachère, la jachère améliorée, la fumure organique, les semences sélectionnées, la rotation des cultures, la diversification des cultures, l’intégration de l’élevage et de la foresterie avec l’agriculture, gestion économe de l’eau, utilisation de plantes comme les engrais verts, utilisation de cordons pierreux, recyclage des restes de culture, tout cela allant vers l’intensification des systèmes.

ELEVAGE

De vastes prairies seront dévolues aux animaux domestiques : Ovins, caprins, bovins, buffles de Salerno (Italie) et quelques races du Vietnam…

Il est prévu l’amélioration de la race bovine avec un croisement entre race locale et les buffles de Salerno en Italie, afin d’augmenter le rendement au niveau de la production de lait et de viande. Il s’agit aussi d’améliorer la capacité de son adaptation au terrain.

Un espace sera consacré à la pisciculture en eau douce, avec creusement d’un bassin et installation d’un flobull, (permettant le mouvement incessant de l’eau). Cet élevage de poissons sera destiné à la consommation locale dans un premier temps.

MARAICHAGE

Culture de légumes variés, plantation d’arbres fruitiers…

Exploitation d’arbres fruitiers autres que ceux traditionnellement cultivés, adaptables au sol et au micro-climat saint louisien.

Il y aura une culture diversifiée avec systèmes de jachère comme décrit plus haut, pour éviter d’appauvrir davantage le terrain ; culture biologique sans ajout d’engrais si ce n’est de l’engrais organique produit par les animaux de la ferme.

Encouragement de coopératives de femmes qui auront des parcelles autonomes pour des cultures vivrières

Il sera aussi organisé le développement du secteur de la production de plantes médicinales.

Après enquête sur le terrain et recherches faites avec l’institut pharmacologique de l’Université de Pavia en Italie, il s’avère que l’Afrique en général et le SENEGAL en particulier comptent beaucoup de plantes médicinales qui ont de nombreuses qualités curatives. Ces plantes comme :

le spondias mombin, sob en wolof, à utiliser contre les hémorragies

l’amona senegalensis pers, digor en wolof, reconnue pour son action antidiarrhéique, ses propriétés fébrifuges, antitussives, anti-infectieuses :

l’holarrhena floribunda, seulu en wolof, utilisé pour les parasitoses intestinales

l’acanthospermum hispidum DC, nolegetit en wolof, pour le traitement des affections hépato biliaires…etc…

Ces plantes étaient utilisées par nos Anciens et certaines sont tombées dans l’oubli.

Il est essentiel de valoriser leur production : pour se faire, la Fondation s’attachera à les cultiver, à établir avec précision, en lien avec l’Institut Pharmacologique de Pavia, leurs qualités médicinales et à en valoriser leur distribution et leur utilisation.

La source d’énergie qu’est le soleil permet le séchage comme mode de conservation.

Une grande partie de la transformation des produits agricoles sera tournée vers l’autoconsommation.

Les céréales comme le mil, par exemple, seront transformés en produits précuits puis séchés, (couscous ou autre)…

La transformation des fruits et des légumes qui arrivent tous à maturité en même temps, et pour des périodes courtes, est essentielle.

Transformation également des plantes médicinales biologiques.

Une agriculture durable
Une agriculture durableUne agriculture durable

COMMERCIALISATION DES PRODUITS BIOLOGIQUES

Les produits seront vendus en partie directement à la ferme, sur les marchés locaux. Sera organisée également l’exportation des produits, vers l’Europe. Les produits biologiques nécessiteront une certification : il sera fait appel à l’organisme international de certification, (ECOCERT) pour favoriser leur exportation. (Il n’existe pas de système de certification en AFRIQUE ; un défi à relever !

Pour ce qui est de la commercialisation locale des produits biologiques, leur vente sera basée sur la confiance.

Il s’agira également d’organiser une commercialisation urbaine, directement de la ferme vers la ville, afin d’éviter les intermédiaires. Il faudra se préparer pour négocier avec les commerçants et les industriels dans toutes les filières ; Il s’agira d’assurer une bonne gestion, prévoir des infrastructures de stockage, des équipements appropriés, des systèmes de contact avec les transporteurs, les points de vente en milieu urbain, des systèmes de marketing des produits biologiques.

IRRIGATION

Il est prévu de creuser des puits avec des pompes à énergie solaire, avec recueillement central de l’eau pour une distribution par irrigation avec le procédé goutte à goutte pour l’arrosage.

( Selon un rapport de la FAO, l’agriculture irriguée doit produire plus de nourriture pour répondre à la croissance des besoins, mais en utilisant moins d’eau.

Il s’agit pour la Fondation Sylla Tati et Caap Onlus de relever ce défi : s’impliquer activement dans la gestion globale de l’eau).

Il est prévu également la récupération des eaux de pluies.

EN CONCLUSION,

TROIS ASPECTS DE L’AGRICULTURE BIOLOGIQUE NOUS PARAISSENT ESSENTIELS- Aspect écologique

L’idée clef est la conservation des ressources comme le sol ; cela pourra se faire par le recyclage à l’échelle de chaque parcelle, entre les parcelles de l’exploitation ; penser également au recyclage urbain-rural où les égouts et les ordures sont traités pour produire du compost à retourner aux champs.

- Aspect agronomique

L’agro écologie répond aux besoins alimentaires présents et futurs de l’AFRIQUE.

- Aspect économique

Concernant sa compétitivité, l’agriculture biologique utilise beaucoup la main d’œuvre, tout en gardant des rendements similaires à ceux des systèmes agro chimiques.

A moyen terme, cette ferme se veut aussi centre de formation à l’agriculture et à l’élevage biologiques pour les jeunes désirant faire de l’élevage ou du maraîchage, ayant soin de s’adapter aux difficultés du terrain.

La Fondation Sylla Tati et Caap Onlus saura pour cela s’entourer de techniciens et d’ONG pour assurer la formation.

Les jeunes stagiaires, femmes et hommes, participeront au travail de la ferme et obtiendront un salaire, afin, tout en étant en formation, de pouvoir subvenir aux besoins de leur famille : ce centre de formation prendra aussi en charge l’alphabétisation des Femmes.

Cette ferme école, sera ouverte sur l’extérieur, en favorisant les échanges entre sud et nord , entre nord et sud, afin que chacun, de part et d’autre puisse partager ses expériences. (Par le passé, la Fondation avait déjà favorisé des échanges de la sorte entre jeunes désirant se former aux techniques du maraîchage et des agriculteurs français de Normandie, soucieux de participer par ce biais au développement durable de l’AFRIQUE, en offrant leurs compétences ; ces échanges avaient abouti à la mise en place d’une structure maraîchère au village de Diango en Casamance.)

A long terme, sera créé un Centre International de Formation, centre de recherche technologique de la terre. Ce Centre favorisera les échanges avec des lycées agricoles internationaux et favorisera des bourses d’études dans le cadre de ces échanges.

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